Journée à Rosvéguen avec le SMATAH (logo)Journée à Rosvéguen avec le SMATAH

Mardi 19 mars , nous sommes allés en car à Rosvéguen. Nous sommes allés dans une deuxième maison éclusière au bord du canal de Nantes à Brest. Nous avons travaillé sur l’histoire du canal.

Voici ce que nous avons appris…

JPEG - 70.1 ko

 L’histoire du canal

Le canal a été construit pour transporter des marchandises entre les villes de Nantes et Brest.

Le projet est très ancien mais commence en 1806. En 1829, l’autorisation est donnée pour canaliser l’Aulne. En 1842, le canal est ouvert en entier. Pour permettre de aux bateaux de haute mer d’arriver jusqu’à Châteaulin, on construit entre 1845 et 1858, un bassin à flot dans le bief de Port-Launay. En 1858, l’inauguration de l’écluse de Guily Glas a eu beaucoup de succès. Napoléon III et sa femme, l’impératrice Eugénie, sont venus à Port-Launay. Le canal comporte 238 écluses et est long de 360km. Il suit le trajet de 6 rivières dont l’Aulne en dernier.

JPEG - 47.9 ko
l’écluse de Guilly Glas sur le cadastre de 1847
JPEG - 60.2 ko
L’écluse de Guilly Glas à la fin du XIXe siècle

Sur le canal naviguaient surtout des chalands nantais. Mais le canal a été construit trop tard car le chemin de fer s’était développé et était beaucoup plus rapide. Le barrage de Guerlédan a coupé le canal en 2 parties et a empêché de naviguer de Nantes jusqu’à Brest.

Célia et Hugo

 Une écluse

Une écluse est une sorte d’ascenseur à bateaux. Elle sert à faire passer les bateaux d’un niveau à un autre de l’amont vers l’aval ou l’inverse. Voici nos schémas de l’écluse de Rosvéguen :

JPEG - 46 ko
JPEG - 43.1 ko
JPEG - 55.8 ko
JPEG - 50.2 ko
JPEG - 64.6 ko

Voici un schéma de l’écluse :

Pour faire passer un bateau de l’amont vers l’aval : Les deux portes sont fermées. 1. On ferme les vantelles de la porte aval pour garder l’eau dans le sas.

JPEG - 183.5 ko
Fermeture des vantelles aval

2. On ouvre les vantelles de la porte amont. Le sas se remplit.

JPEG - 156.1 ko
Ouverture des vantelles amont

Il faut attendre que l’eau du canal et l’eau du sas soient à la même hauteur.

JPEG - 192 ko

3. On ouvre la porte amont et le bateau entre dans le sas.

JPEG - 173.4 ko
porte amont

4. On referme la porte derrière le bateau.

JPEG - 167.4 ko
fermeture de la porte amont

5. On ouvre les vantelles de la porte aval. Le sas se vide.

JPEG - 174.9 ko
Ouverture des vantelles aval
JPEG - 166.4 ko

6. On ouvre les portes aval et le bateau peut continuer sa route jusqu’à la prochaine écluse.

Morgane, Gaétan et Matthias

 Les éclusiers

L’éclusier se charge toute l’année du canal et des éclusages. L’éclusier se charge de l’entretien du chemin de halage bordé d’arbres.

JPEG - 38.2 ko

Il entretient l’écluse.

JPEG - 30.6 ko

Il compte et note les passages des bateaux.

JPEG - 25.4 ko

L’éclusier habite dans une maison que l’on appelle la maison éclusière. Le chef éclusier dirige plusieurs éclusiers en amont et en aval. Sa maison, comme à Rosvéguen, est plus grande.

Souvent, l’éclusier a une vache. Elle lui donne du lait qui est transformé en beurre. L’éclusier peut échanger ses produits avec les mariniers ; ils font du troc. Les animaux coûtent chers. on en prend soin. A Rosvéguen, il y a une étable au bout de la maison pour abriter les animaux de l’éclusier et les chevaux des mariniers (qui passent la nuit à l’écluse).

L’écluisier n’est pas très riche mais sa maison a un cabinet de toilette, ce qui est rare au XIXe siècle.

JPEG - 55.4 ko
objets
Nils et Paul

 Les péniches et les chalands

Les péniches et les chalands se ressemblent. Une péniche a un moteur alors que le chaland est tracté par un cheval ou un homme. Ce sont des bateaux de transport de marchandises. Sur le canal, on transportait des ardoises, du bois, du sable calcaire…

JPEG - 44.6 ko

Nous avons pu visiter un chaland. Louis nous a fait visiter le Victor.

JPEG - 2.3 Mo
JPEG - 50.4 ko

Le Victor est un chaland qui a coulé le 2 décembre 1932. Il transportait 100 tonnes d’ardoises vers Pont-Coblant. Il est passé par l’écluse de Rosvéguen mais ensuite, il a heurté le pilier du pont de Tymen. Il a coulé un peut plus en aval. Une association a réussi a le ressortir de la vase 70 ans plus tard.

Le Victor a un mat pour pouvoir naviguer avec une voile encore un peu après Guilly Glas parce qu’il n’y a plus de chemin de halage. Il faut lever puis démâter pour charger et décharger les marchandises.

Sur un chaland, on pouvait emmener 2 à 3 personnes : souvent le marinier, sa femme et un de leur enfant ou un mousse. Leurs couchettes sont toutes petites. Il n’y a pas de douche. On puise l’eau dans le canal. Les vêtements sont souvent humides. Il y a une petite partie salle à manger et cuisine. La plus grande partie du chaland est réservée aux marchandises.

JPEG - 38.5 ko

Il fallait guider le cheval sur le halage, parfois il fallait tirer le bateau. Le marinier doit tenir la barre du chaland.

Killian et Katell

 Les mariniers

Les mariniers, ou bateliers, naviguent sur des péniches ou des chalands. Souvent, c’est un travail en famille : l’homme et sa femme sont sur le bateau. Parfois, il y a aussi leur enfants. Avant 6 ans, ils ont un espace à eux sur le bateau pour ne pas tomber à l’eau et pouvoir les surveiller. Après, ils vont à l’école. Ils sont internes et ne voient pas beaucoup leurs parents qui naviguent.

Jusque vers 1940, le chaland est tracté par un cheval.

JPEG - 36.4 ko

Le cheval tire le chaland en biais sur le chemin de halage. Cette position n’est pas très bonne pour lui. Le cheval est précieux pour le marinier, il en prend soin et fait très attention à lui. Avec la force du cheval, les mariniers parcourent 20 à 30 kilomètres par jour. Cela dépend du poids du bateau, du courant…

Parfois, quand le chemin de halage n’est pas terminé ou quand le cheval se blesse durant le voyage, ce sont les mariniers qui tirent le chaland : c’est la halage à la bricole. C’est très dur de tirer un chaland de 50 ou 70 tonnes, surtout quand le bateau est arrêté.

Au moment de la seconde guerre mondiale et après, ce sont développés les bateaux à moteur. Les mariniers n’ont alors plus eu besoin de cheval ou de tirer le bateau sur le chemin de halage.

Louane et Pol

 La centrale hydroélectrique

A côté de la maison éclusière de Rosvéguen, il y a un autre bâtiment. Au début c’était un moulin. Puis, il a été transformé en centrale hydroélectrique. On a fait cette centrale pour produire de l’électricité. Elle permettait de faire fonctionner un autre moulin et d’avoir de la lumière. Elle fonctionne grâce à l’eau du canal.

JPEG - 86.4 ko
  • 1. L’eau du canal arrive à la centrale par une tranchée qui passe derrière la maison. Elle fait tourner la turbine puis retourne au canal après l’écluse.
  • 2. La turbine fait tourner une roue dentée.
  • 3. Grace aux engrenages, la courroie se met à tourner.
  • 4. Le régulateur de vitesse empêche que le mécanisme ne tourne trop vite quand il y a beaucoup de courant dans l’eau.
  • 5. Grace au mouvement de la courroie, la génératrice produit de l’électricité.
  • Le disjoncteur peut arrêter l’électricité.

Aujourd’hui, la centrale ne marche plus parce qu’elle a été foudroyée et inondée. La génératrice ne peut plus marcher mais le reste si. Le projet est de la remettre en route pour faire de l’électricité grâce à une génératrice moderne mais en gardant les autres machine. C’est une façon de faire de l’électricité qui ne pollue pas.

Kévin et Louna

Notre découverte du canal est loin d’être terminée…

Voir en ligne : La journée à Rosveguen vue par la classe maternelle